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L’identité sexuelle : Définition

Le concept d’identité sexuelle peut englober plusieurs concepts de la psychologie et de la sexologie. Suivant mes recherches, je suis tombée sur plusieurs définitions de ce terme, qui correspondaient plus ou moins à ce que je voulais décrire dans cet article.

Pour clarifier, je parle dans cet article de tout ce qui touche à la sexualité d’une individue, et de la manière dont cette sexualité se construit sous la forme d’une identité. Si j’en parle, c’est parce que ces « identité sexuelles » se construisent sur les trois orientations sexuelles, mais qu’avec le climat actuel de politique identitaire les deux se confondent. Je veux donc remettre les choses à leur place.

Définition et terminologie

L’identité sexuelle, donc, est le nom que je donne à toutes les identités construites autour de la sexualité d’une personne : la pansexualité, la demisexualité, la sapiosexualité sont des identités sexuelles. Ici, on ne parle donc pas du sexe d’une personne, ni de son orientation, mais de ses préférence et de ses choix en terme de pratiques sexuelles.

Parfois, en psychologie, le terme « identité sexuelle » se réfère à la manière dont une personne perçoit son sexe et son rôle dans la société en fonction de son sexe. Les féministes radicales utilisent le mot « genre » pour parler de ce phénomène, qui reflète mieux le caractère extérieur de l’identité apposée sur le sexe.

Identité sexuelle : Kézaco ?

Si l’orientation sexuelle est innée et inchangeable, la sexualité d’une personne, en revanche, est construite socialement : nos comportements sexuels sont influencés par la culture et notre environnement. En ce sens, la sexualité est donc fluide, changeable, modulable. L’orientation décrit le sexe des personnes par lesquelles quelqu’une est attirée, la sexualité décrit tout le reste, et l’identité sexuelle décrit la manière dont la sexualité d’une personne définit son identité.

Prenons un exemple avec la pansexualité. L’étiquette « pansexuel » décrit une individue dont l’attirance « n’est pas impactée par le genre/sexe d’une personne ». En pratique, la pansexualité est donc une identité bisexuelle, car seules les bisexuelles peuvent ne pas trouver d’importance au sexe d’une partenaire. Ce sont donc des bisexuelles sans préférence ou ayant le désir d’être inclusives dans leur sexualité qui choisissent le label « pan ».

Quelle utilité à ce terme ?

A petite dose, le concept d’identité sexuelle permet de poser des mots sur ses préférences ou choix sexuels. Par exemple, le terme febfem décrit les femmes bisexuelles qui sont exclusives aux femmes. Le terme sapiosexuel décrit une préférence forte pour l’intelligence des partenaires. Les spinsters sont des femmes hétéros qui préfèrent le célibat. Dans une certaines mesure, il y a une utilité au fait de nommer les identités sexuelles. Comme dans tout langage, l’origine des identités sexuelles est de décrire une réalité, celle des préférences d’une personne. C’est là que réside son utilité : dans la description.

Quand l’identité sexuelle passe de « descriptive » à « prescriptive », on entre dans le domaine de la politique identitaire. Les identités développées ne servent plus à décrire une simple préférence, mais reflètent l’identité entière d’une personne. La création d’étiquettes de plus en plus précises forme alors un carcan. Le but devient de trouver l’ensemble d’étiquettes qui correspondent le mieux à qui on est, avec lesquelles on se sent le mieux, qui décrivent le mieux qui on pense ou voudrait être.

La conséquence est la cristallisation de l’identité autour de ces termes. Les préférences en terme de sexualité sont censées évoluer au cours de la vie d’une personne, et non rester figées. En basant son identité entière autour d’identités très spécifiques (en accumulant les labels), les adolescentes (car soyons honnêtes, ce phénomène touche en majorité les ados) s’enferment dans des stéréotypes et des attentes qui ne peuvent pas être réalistes. Ce qui était censé décrire devient alors une prison à laquelle il faut se conformer.

Conclusion

Les étiquettes d’identités sont complètement optionnelles. Personne n’a a choisir de se décrire en les utilisant, elles peuvent simplement être utile pour décrire un comportement adopté par un groupe (comme les spinsters ou les febfems), ou pour poser un mot sur une préférence personnelles (ne pas accorder d’importance au sexe d’une partenaire). En revanche, il faut se rappeler que ces étiquettes ne définissent pas qui on est, et se construisent sur l’orientation sexuelle. L’orientation reste le facteur primaire et inchangeable de l’attirance.

Il est très important de ne pas confondre la sexualité avec l’orientation sexuelle. Les politiques identitaires et l’idéologie du genre mélangent constamment les deux, mettant l’identité sexuelle au-dessus de l’orientation et créant de multiples termes pour décrire chaque facette de la sexualité/personnalité d’une personne.

La sexualité doit pouvoir s’explorer, elle ne doit pas devenir un carcan d’obligations ou servir à la validation d’autrui.


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CC BY-NC-SA 4.0

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